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Novembre 2021 . Paris
Archeon, finaliste des Trophées INPI 2021 !

Le 4 juin 2020, Archeon était reconnue par l’INPI pour son dispositif médical EOlife comme étant l’une des meilleures innovations françaises pour répondre à la crise sanitaire du Covid-19.

Cette année, Archeon a l’honneur de faire partie des finalistes des Trophées INPI 2021 dans la catégorie « start-up ». C’est une fierté d’être reconnu par l’Institut national de la propriété industrielle qui naissait il y a 70 ans et qui est désormais au service de l’innovation et de la compétitivité des entreprises.

Découvrez ci-dessous l’interview de notre Président, Alban De Luca, qui vous explique en détail notre stratégie de propriété industrielle.

  • Quelle est votre stratégie d’innovation et de propriété industrielle ? A-t-elle contribué à votre croissance, à votre développement à l’export ? Vous a-t-elle permis de nouer de nouveaux partenariats ou encore de rassurer des investisseurs ?

    A. D L. : La propriété industrielle (PI) est primordiale pour sécuriser le développement d’une start-up et mettre en confiance les financeurs et investisseurs, qui risquent gros si l’entreprise se fait doubler. Ceci est particulièrement vrai dans le domaine de la santé, où de très importants investissements sont nécessaires préalablement à la mise sur le marché d’un produit, et où le risque de copie est particulièrement élevé. Ainsi, pour le développement de nos produits de ventilation, nous avons mis en place une stratégie reposant sur quatre axes principaux :

  • S’assurer que nos innovations sont libres d’exploitation,
  • Acheter ou contractualiser des licences d’exploitation sur les brevets tiers qui pourraient constituer un obstacle à la commercialisation de nos solutions sur les marchés les plus porteurs,
  • Déposer des brevets sur les innovations qui apportent le plus de valeur ajoutée à nos produits et cibler les territoires où se situent les sièges de nos principaux concurrents,
  • Maintenir le secret avec un niveau de confidentialité très fort sur notre savoir-faire, et particulièrement sur le développement logiciel où l’on sait que la protection via les brevets n’est pas toujours possible ou acceptée selon les législations en vigueur dans les différents pays.

En parallèle, notre équipe d’ingénieurs en R&D réalise une veille permanente sur les nouvelles technologies. Et nous sommes accompagnés par un board scientifique composé d’experts en médecine d’urgence et en réanimation, afin de confronter nos idées et ainsi proposer des solutions non seulement innovantes, mais également les plus pertinentes possible pour répondre aux besoins des professionnels de santé.

Cette stratégie, bien qu’énergivore et relativement coûteuse, permet non seulement de « dérisquer » le développement et la croissance de notre société, mais également de nouer des partenariats stratégiques avec de gros groupes industriels avec lesquels nous sommes en contact pour l’intégration de notre technologie dans leur gamme de produits.

"La propriété intellectuelle est une des clés du succès de toute entreprise innovante"
  • Que représente pour vous cette nomination aux Trophées INPI?
    A.D L. : 
    Nous sommes très heureux de faire partie des nominés pour le trophée INPI 2021 catégorie « start-up », car cela met en lumière tous les efforts que nous déployons dans la protection de nos innovations. Ce domaine, trop souvent négligé ou sous-évalué, est la partie immergée de l’iceberg, mais n’en est pas moins primordial. En juin 2020, l’INPI avait déjà remarqué notre dispositif EOlife comme innovation prometteuse pour répondre à la crise sanitaire du Covid-19. Cette nomination en est la continuité et est déjà une énorme récompense pour nous !
  • Vous avez bénéficié d’une prestation proposée par l’INPI. Pouvez-vous nous en dire plus ? Et que vous a-t-elle apporté ? 

    A.D L. : Nous avons effectivement bénéficié d’un premier Pass PI au lancement de la société : une aide financière nous permettant de mener de premières études de liberté d’exploitation et de brevetabilité pour nous conforter dans nos orientations. Puis d’un second, pour financer un accompagnement contractuel visant l’acquisition d’un brevet. A l’heure où la société en était à ses balbutiements et où la trésorerie n’aurait pas permis de faire appel aux cabinets de PI sans aide extérieure, ces prestations ont été particulièrement bénéfiques.

  • Avez-vous un conseil à donner aux entrepreneurs, dans le domaine de la propriété industrielle ? 

    A.D L. : Le premier conseil que je pourrais donner en tant que dirigeant, est que la propriété intellectuelle de tout projet d’entreprise est le noyau dur de ce qu’elle possède, en dehors de son carnet de clients. Il faut dès lors y consacrer du temps et des moyens, car cela représente pour les jeunes entreprises l’essence même de leur valeur durant les premières années de développement où elles ne réalisent pas de chiffre d’affaires. L’essentiel est de comprendre où sont les potentiels clients, et d’identifier quelles sont les fonctions innovantes de son produit qui auront le plus de valeur ajoutée et quels moyens il faut utiliser pour les protéger (secret industriel, brevet, droit d’auteur…). C’est une des clés du succès de toute entreprise innovante.

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